Vanessa lepine

Vanessa Lépine : Une pépite

Novembre 2025, Le Complexe à Lyon. Je m’installe dans la salle sans savoir à quoi m’attendre. Un spectacle sur l’amour, le BDSM et l’anxiété.

Ça peut être génial. Ou complètement raté.

Spoiler : je me suis trompée. En beauté.

La tornade québécoise

Vanessa Lépine monte sur scène. Accent québécois, énergie de tornade, débit mitraillette.

Elle parle de domination BDSM, de célibat qui pèse, d’anxiété qui ronge. De son psy. Du lâcher-prise. Des standards qu’on revoit à la baisse. Des rêves qui changent de forme. Et de cul. Beaucoup.

Cash, mais jamais vulgaire. Direct, intelligent, fin.

Un point de vue rare

Vanessa met ses pensées à nu. Ses doutes, ses contradictions, ce qui la fait flipper.

Elle aborde des sujets qu’on n’entend pas souvent sur scène avec cette franchise. Derrière la domination et les jeux de pouvoir, elle pose des vraies questions :

Comment on s’aime quand on ne se comprend pas ? Comment on communique quand on a peur de déranger ? Comment on se construit quand tout le monde te dit que tu devrais être autrement ?

Pas les thèmes convenus. Pas les angles déjà vus 10 000 fois.

Le pin’s qui résume tout

À la fin, Vanessa distribue des pins. Trois mots : « Je suis belle. »

Pas de point d’interrogation. Pas de « peut-être ». Juste une affirmation.

Une femme qui arrête de négocier avec les attentes. Une femme qui prend sa place, sans s’excuser.

Pourquoi y aller ?

Québécoise installée en Suisse depuis 10 ans, fondatrice de comedy clubs, formée à Berlin. Vanessa a roulé sa bosse partout en Europe et en Amérique du Nord.

Son premier spectacle complet est dynamique, malin, sincère.

Si tu en as marre des spectacles formatés, va la voir. Elle ne caressera pas dans le sens du poil. Mais elle te fera rire. Et réfléchir.

Parfois, c’est exactement ce dont on a besoin.

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  • Robin Niobey